L'histoire de l'appellation :
Si les Grecs ont implanté la vigne dans la région, ce sont les romains qui en assurèrent le développement. Des amphores produites près de Beaucaire ont été retrouvées jusqu'en Italie, attestant ainsi du dynamisme du commerce des vins de la région durant tout l'empire romain. A partir du VIIIème siècle, les moines développent de vastes vignobles autour des abbayes. L'abbaye de Saint-Gilles, haut lieu religieux d'alors, eut même le privilège de livrer ses vins aux papes installés à Avignon. La région connaît un essor grandissant du XVIIème au 19ème siècle grâce au développement des moyens de communication (canal du Midi, canal du Rhône à Sète, chemin de fer). Au XXème siècle, Philippe Lamour, brillant avocat parisien, résistant notoire et propriétaire dans les Costières de Nîmes, devient le personnage incontournable de la viticulture régionale. Il est à l'origine des VDQS (Vin Délimités de Qualité Supérieure), qu'il met en place dès 1945, et c'est en 1950 que les Costières du Gard, ancêtres des Costières de Nîmes, obtiennent cette appellation. Une mutation se met progressivement en place jusqu'au début des années 80, avec le classement en AOC obtenu en 1986.
Description du Vignoble :
Situé sur la rive droite du Rhône, le vignoble est formé de collines et de plateaux dont l'altitude varie entre 20 et 147 m. L'évolution du vignoble s'inscrit dans la grande mutation qualitative des vins méditerranéens et représente un renouveau impressionnant depuis 30 ans. Arrachages, replantations de cépages qualitatifs, remembrement des exploitations, travail soigné de la vigne, mise en valeur des zones de coteaux, étude de potentialité des sols en association avec une étude des réserves hydriques, modernisation des caves et maîtrise de l'élevage des vins…la machine est lancée ! Un travail de longue haleine qui permet de mettre en valeur les richesses de l'appellation ainsi d'orienter et de maîtriser l'évolution du vignoble.
Sols :
Le terroir des Costières de Nîmes, est constitué de galets déposés au quaternaire par le Rhône et la Durance, localement appelés Gress. Ces alluvions caillouteuses sont enveloppées sur une épaisseur de 5 à 15 mètres d'un sable dont la couleur varie du jaune clair au rouge foncé. Les vignes y développent un enracinement très profond, jusqu'aux couches argileuses, ce qui leur offre, même en période de canicule, un approvisionnement hydrique modéré mais régulier. L'exceptionnelle capacité drainante des galets permet d'évacuer rapidement le surplus d'eau lors des puissants épisodes pluvieux.
Climat :
Avec plus de 2 700 heures d'ensoleillement annuel (moyenne nationale : 1 973 h) et une moyenne des températures de 6,5° en hiver et de 23,5° en été, avec en journée des pics très réguliers à plus de 35°, ce climat méditerranéen se caractérise par une période de sub-sécheresse de juin à fin août. Malgré les 730 millimètres de pluviométrie, les pluies sont très rares et concentrées sur l'automne par d'impressionnants orages. A partir de la 3ème semaine d'août, les précipitations sont croissantes et peuvent coïncider avec le début des vendanges. Le puissant Mistral souffle sur les vignes tout au long de l'année, jouant un rôle assainissant primordial.
Elaboration
Superficie en production : 3951 hectares
Rendements : 54 hl/ha
Production annuelle : 211 621 hl
Encépagement : rouge : 45% , rosé : 45% et blanc : 10%
Pour les rouges et les rosés : Grenache noire (minimum 25 % de l’encépagement), syrah et mourvèdre (minimum 20 % de l’encépagement), carignan (maximum 40 % de l’encépagement), cinsault (maximum 40 % de l’encépagement). Pour l’élaboration des vins rosés, possibilité d’incorporer les cépages blancs de l’appellation dans la limite de 10 %.
Pour les blancs : Grenache Blanche , bourboulenc, clairette, ugni blanc, marsanne et roussanne.
Degré alcoolique minimum : 11,5 % vol
*Source : déclaration de récolte 2010/Syndicats des producteurs.
Des nuits fraiches préservent la fraicheur des vins
Le terroir des Costières de Nîmes, plus vaste terrasse villafranchienne d'Europe, est constitué de galets. Cette couche de plusieurs mètres emmagasine la chaleur du soleil et la restitue durant la nuit, comme à Chateauneuf-du-Pape. Mais contrairement à ce brulant voisin, la masse chaude formée par les galets renforce ici l'effet de convection des brises thermiques.
En effet dès le milieu d'après midi, les entrées marines fraiches qui traversent la Petite Camargue rencontrent la masse chaude des galets en remontant le long des Costières, créant ainsi une véritable aspiration d'air. L'effet tempérant de ces brises renforce les amplitudes thermiques entre le jour et la nuit, ce qui est reconnu pour préserver la fraicheur et la pureté du fruit des vins.
Plus d'infos :www.costieres-nimes.com